Madagascar

Tout savoir sur les lémuriens de Madagascar

Les lémuriens, les animaux emblématiques et endémiques de Madagascar

Connaissez-vous les lémuriens de Madagascar ?

Considérés comme les ancêtres des singes, ces animaux sympathiques sont une espèce endémique de Madagascar qui vit particulièrement dans les forêts tropicales situées à l’est de l’île. On ne peut les voir dans leur milieu naturel que sur l’île de Madagascar, donc, ne passez pas à côté ! On compte aujourd’hui plus de 100 espèces de lémuriens de morphologie et de comportement différents que l’on retrouve dans les parcs nationaux, les réserves naturelles ou dans leur habitat naturel, la forêt tropicale. Il est difficile de les voir dans les arbres, mais on les entend d’assez loin… le cri du lémurien est assez sinistre et puissant.

Tous les lémuriens possèdent de gros yeux expressifs et une queue touffue aussi longue que le corps. Certaines espèces sont diurnes et d’autres nocturnes. Ils se nourrissent essentiellement de différentes variétés de feuilles et de fruits. Leur période de reproduction est assez courte et dure à peine 3 semaines dans une année. Les mamans ont une période de gestation de 9 à 24 semaines, en fonction de l’espèce, et donnent naissance de 1 à 4 petits. Leur espérance de vie varie entre 15 et 20 ans chez les espèces vivant le plus longtemps.

J’ai découvert les lémuriens de Madagascar dans la forêt de Ranomafana

J’attendais avec impatience ma journée dans le Parc de Ranomafana et ses 41 000 hectares de forêt tropicale humide. Il se trouve à 412 kms au Sud-est d’Antananarivo et à 65 kms au Nord-est de Fianarantsoa d’où je suis partie. Les routes sont mauvaises, alors prévoyez large en temps ! Il est préférable de visiter le parc le matin, au moment où les lémuriens descendent des arbres pour se nourrir, vous les verrez plus facilement. L’après-midi, lorsqu’il fait plus chaud, ils remontent se mettre à l’ombre dans les branches. Et, n’oubliez-pas que vous êtes dans une forêt tropicale… Si vous voulez éviter la présence des sangsues sur les mollets et être la cible des moustiques, prévoyez des vêtements adaptés (pantalon longs, vêtements couvrants et spray anti-moustique).

Le parc propose plusieurs circuits de découverte en fonction de la durée. Cela va de quelques heures à un bivouac de plusieurs jours (détail dans les infos pratiques). Seuls les circuits les plus longs vous permettront de découvrir la forêt primaire, c’est à dire la partie de la forêt qui n’a jamais été exploitée par l’homme. J’ai fait un circuit de 4 heures, ce qui correspond à peu près à un parcours de 8 kilomètres. 

Les lémuriens sont en voie de disparition… Je vous le confirme ! Durant 4 heures de marche fatigante et glissante dans la forêt tropicale dense humide (appellation et sensation exactes…), je n’ai pu observer que 2 espèces différentes de lémuriens : le lémur fauve et le lémur catta.

L’observation des lémurs fauves s’est révélée difficile. Je suis seule avec mon guide qui me dit de me déplacer doucement et de ne pas faire de bruit pour pouvoir les observer… Ils sont très craintifs et restent en haut des arbres où j’ai du mal à les voir et surtout à les photographier tant ils sautent vite de branche en branche au moindre bruit. Leur pelage qui varie du roux au brun n’aide pas à les repérer dans les arbres. On voit surtout leurs grands yeux jaune-orangé.

Tout le monde connait le Lemur catta ou Maki Catta, facilement reconnaissable à sa queue annelée de noir et de blanc. C’est l’espèce de lémurien de Madagascar la plus courante et la plus populaire. Il doit son nom à son miaulement et son ronronnement, semblables à ceux d’un chat (catta). Le Maki catta vit en groupe d’une vingtaine d’individus. C’est un bon grimpeur, mais ce lemurien passe plus de temps au sol que les autres et est donc plus facile à observer. 

Les lémuriens de Madagascar sont réellement attendrissants et on a très envie de les prendre dans les bras. J’ai la chance d’y être peu de temps après des naissances et les petits ressemblent à des peluches. Les mamans les portent sur leur dos ou leur ventre quand il y en a plusieurs. Les Maki sont moins farouches que les autres espèces et certains s’approchent relativement près de moi. Je me méfie de leurs réactions quand je vois la taille des ongles qui terminent le bout de leurs doigts.

Il n’y a pas que les lémuriens de Madagascar à observer lorsque vous faites une randonnée dans ce parc !

La flore y est également très belle et on voit de nombreuses petites orchidées sauvages, des bananiers, des bambous… C’est également le règne des caméléons dont 131 espèces sont répertoriées à Madagascar.

Le caméléon est un animal vraiment très bizarre… Il est bien connu pour sa faculté à changer de couleur très rapidement en fonction de son environnement, de la luminosité, de la température ou de son état de stress.

Mais il présente une autre curiosité anatomique. Ses deux yeux peuvent se mouvoir indépendamment leur permettant de voir de deux côtés différents et de couvrir un champ de vision de 360°, ce qui fait dire aux Malgaches qu’ils ont un œil tourné vers le passé et l’autre vers l’avenir. Lorsqu’un caméléon repère un insecte, une sauterelle ou un petit lézard,  il mesure avec précision la distance et projette sa langue (plus longue que la taille de son corps) de manière spectaculaire.

Mon circuit se termine agréablement par la jolie cascade du parc et l’observation d’oiseaux.

L’avenir des lémuriens de Madagascar

Essentiels à la bio-diversité de Madagascar et élément incontournable du tourisme dans l’île, 95% des lémuriens sont actuellement menacés d’extinction.

Ils sont même considérés comme les primates les plus menacés du monde ! A Madagascar, les « bûcherons-braconniers » entraînent la destruction de la forêt et le braconnage des lémuriens. La destruction de l’habitat naturel des lémuriens est la première cause responsable de leur disparition. La plupart des arbres « volés » sont brûlés pour en faire du charbon de bois, combustible très bon marché et donc prisé des habitants de Madagascar.

Les lémuriens sont également victimes du braconnage. La pauvreté de la population pousse les plus démunis à les chasser pour consommer leur viande ou à vendre les petits primates pour en faire des animaux domestiques.

Des pratiques difficiles à stopper dans un pays où les trois quarts de la population vivent dans l’extrême pauvreté. 

Infos pratiques

Visite du parc national de Ranomafana

Entrée du parc : 55000 ariarys par personne 

Guide : 75 000 ariarys pour un circuit de 3-4h 

 

Circuits proposés :

Circuit Amboditanimena : 7 kms – 2 à 4h de marche – meilleure période : septembre à novembre. Niveau de difficulté moyen

Circuit Sahamalaotra : 7 kms – 2 à 4h de marche – meilleure période : septembre à novembre. Facile et accessible à tous

Circuit Talatakely : 8 kms – 2 à 3h de marche. C’est la boucle de base qui vous sera proposée systématiquement 

Circuit Vatoharanana :12 ou 14 kms. 6 à 8h de marche pour chaque itinéraire

Circuit Soarano-Valohoaka :11 kms – grand circuit à faire en 3 à 4 jours. Itinéraire idéal pour apprécier la forêt primaire 

 

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