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Bali, l’île où j’ai commencé ma deuxième vie

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« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une » (Confucius)

Nous sommes en septembre 2008 et je viens de comprendre la signification de cette citation…

Depuis ces cinq dernières années, j’ai passé beaucoup de temps à l’hôpital pour des opérations, de la chimiothérapie, de la radiothérapie et de lourds traitements. J’ai eu le temps de réfléchir, de méditer… et de rêver. Rêver à ce que je pourrais faire de ma deuxième vie. En évoquant mes envies de voyage au cours d’un rendez-vous médical, mon cancérologue m’a répondu « tout ce qui est bon pour votre tête, sera bon pour votre corps »…

Il n’a pas fallu me le dire deux fois ! C’est ainsi qu’est né le projet de faire rimer « Deuxième vie » avec Bali… C’était mon premier grand voyage en solo, je me sentais encore un peu fragile dans ma tête et dans mon corps, mais j’étais persuadée que ce voyage me redonnerait une belle énergie.

Et je ne me suis pas trompée !

Au niveau superficie, Bali est une toute petite île de 90kms de large sur 120kms de long, mais sur l’échelle Richter du bonheur, elle a tout d’une grande !

J’y suis allée en 2008 et y suis retournée l’année suivante avec une amie, en faisant à cette occasion un saut à Lombok et les îles Gili, voisines. Ce qui m’a le plus impressionnée en arrivant à Bali, c’est la sérénité et la beauté qui se glissent partout : dans les paysages de rizières, les cascades, les volcans, les jolies plages, les temples, les cérémonies sacrées, les offrandes, et aussi dans sa gastronomie aussi belle à voir que bonne à déguster. Mais enfin et surtout, dans les regards bienveillants et les sourires des balinais !

Voici 12 raisons pour lesquelles j’aime Bali !

La douceur de vivre à Jimbaran 

Jimbaran est une très belle étape pour y passer une première nuit après un long vol. C’est une petite ville balnéaire, située à 5 kms au sud de l’aéroport qui possède une des plus belles plages de Bali, au sable poudreux et blanc. Le soir, elle s’anime avec de nombreux restaurants de poissons et de fruits de mer qui dressent leurs tables sur le sable, à quelques mètres de l’océan indien. 

J’y ai bien sûr commandé du poisson et l’on m’a amenée jusqu’à un grand bassin pour que je choisisse celui que je voulais manger. Il n’y avait que l’embarras du choix ! C’était le premier jour de mon voyage et il fallait que je tienne 4 semaines avec un budget limité…  Je n’étais pas encore familiarisée avec les prix qui s’exprimaient en milliers de roupies, et ayant des références françaises en tête, je me disais qu’un dîner de poisson grillé sur la plage, les pieds dans le sable, dans une ambiance romantique folle, avec des petites bougies sur les tables et des grandes torches allumées sur la plage, face au soleil couchant, ça allait me coûter un max ! 

Effrayée par le prix annoncé de 50 000 roupies le kg de poisson, je jaugeais à vu d’oeil le poids (et le prix) des spécimens qui évoluaient dans le grand aquarium et j’ai commandé le plus petit ! C’était un snipper rouge (sorte de dorade) qui a été cuisiné au grill sur des braises de noix de coco pour le parfumer et servi avec une délicieuse marinade d’ail et de piment, de quartiers de citrons verts, de riz et de légumes. C’était succulent et je me suis maudite de ne pas avoir calculé que 50 000 roupies/kg ne représentaient qu’environ 3 €/kg. Quelle gourde !!! Erreur de voyageuse débutante… Parce que là, je n’étais vraiment pas loin du paradis !

La magie du temple d’Uluwatu

Le temple d’Uluwatu, dédié aux dieux de la mer, est le plus ancien de l’île et l’un des temples les plus connus, même s’il est d’apparence modeste. Bâti au XIème siècle sur les restes d’un ancien sanctuaire, il est perché sur une falaise de 70 mètres qui surplombe l’océan Indien. La balade qui mène au site offre une vue exceptionnelle en bord de falaise.

L’idéal est de s’y rendre en fin d’après-midi pour assister à une représentation de danse balinaise (Kecak) sur le site et de prolonger sa soirée par un dîner sur la plage de Jimbaran. L’entrée du temple est payante (20 000 IDR, soit environ 1,30 €) avec le prêt d’un sarong inclus (obligatoire si vous n’avez pas les jambes couvertes) et d’un « sash » (ceinture). Le site est fréquenté par de nombreux singes. Alors, Hati hati ! (attention !), ils ont tendance à piquer tout ce qui dépasse des sacs des touristes et sont très intéressés par les lunettes, les casquettes et les portables au bout des perches à selfie…

Le temple sacré de Tanah Lot 

Tanah Lot est l’un des temples les plus importants pour les Balinais mais il est aussi l’un des plus beaux. Il a été construit sur un énorme rocher qui surplombe la mer par le prêtre hindou Nirartha au 16ème siècle. Le temple est accessible à marée basse et fait partie des 7 temples de la mer les plus importants et vénérés de l’île, comme celui d’Uluwatu.

C’est un lieu de tourisme, mais aussi de pèlerinage important qui attire de nombreux locaux pour les offrandes et les cérémonies. Le temple est ouvert tous les jours de 7h à 19h, mais il est préférable de le visiter en fin de journée pour assister à un superbe coucher de soleil ou tôt le matin pour ceux qui auront envie d’y être au calme. Pour entrer dans le temple, il vous en coûtera 60.000 Roupies (environ 4€).

J’ai choisi de séjourner au Bali Wisata Bungalows à Yeh Gangga, à quelques kilomètres du Tanah Lot sur la côte ouest de l’île. On peut se rendre au temple à pied par la plage à marée basse. Vue imprenable, massages et restaurant excellents !

La vie animée d’Ubud

La ville d’Ubud considérée comme la capitale culturelle de Bali est située au centre de l’île de Bali. C’est une bonne option d’y résider et de rayonner dans l’île en faisant des visites d’une journée à partir de là. J’ai séjourné à l’Hôtel Sagittarius à Ubud, idéalement situé dans le centre, pour 20 € par nuit.

Le temple Saraswati. C’est vraiment une merveille et l’endroit que je préfère à Ubud. Il est situé en plein centre de la ville, à côté du Palais royal, et son entrée est gratuite. Le temple, d’architecture typiquement balinaise est dédié à la déesse hindoue de l’art et de la connaissance, Dewi Saraswati. Il est agréable de faire une pause dans ce hâvre de paix et de beauté à côté des bassins remplis de magnifiques fleurs de lotus et de se restaurer dans ce cadre superbe dans le café Lotus.

Les spectacles de legong, danse traditionnelle balinaise.  Des représentation sont quasi quotidiennes au Palais royal d’Ubud. Elles racontent l’histoire du roi Lasem qui rencontre une jeune fille perdue dans la forêt. Il la ramène chez lui et, comme elle refuse de succomber, il l’enferme. Son fiancé le prince de Kahuripan menace le roi si sa compagne n’est pas libérée, mais rien n’y fait et le roi préfère se battre. En route vers la bataille il rencontre un oiseau de mauvais augure qui lui prédit la mort : le roi est tué dans le combat ! Les danseuses portent de luxueux costumes dorés et des coiffures garnies de fleurs. Elles dansent au son d’un orchestre de gamelan composé de tambours, gongs et cymbales.  Les mouvements des yeux, des mains et des doigts sont régis par des règles très strictes et les postures sont très précises ! Le legong est enseigné aux petites filles dans toutes les écoles dès l’age de 5 ans.

La « Monkey forest » (forêt des singes). Il s’agit d’une réserve naturelle qui compte environ 600 singes qui vivent en liberté dans la forêt, à l’entrée d’Ubud. Je séjournais dans une guesthouse un peu excentrée les deux premiers jours et devais traverser cette forêt matin et soir pour me rendre en ville. Je n’en menais pas large et stressais lorsque je rentrais le soir et voyais les singes qui me fixaient dans la pénombre. Il y a quelques règles à respecter pour éviter tout problème avec les macaques… Ne pas les toucher ni les interpeller, bien fermer son sac et ne pas y avoir de nourriture, éviter de porter un chapeau, des lunettes ou d’avoir un téléphone à la main, et enfin ne pas leur donner à manger, même si on vend des bananes sur place…

Le marché principal. Le marché d’Ubud est également un lieu incontournable en plein centre-ville, en face du palais royal. On y trouve de tout à des prix abordables, mais il faut quand même négocier, c’est dans la culture balinaise ! Les vendeurs ont tous leur calculatrice à la main et te demandent de taper le prix que tu veux mettre dans ton achat. Le marché d’alimentation est ouvert le matin et se trouve au milieu du marché. Le marché de souvenirs, lui, est ouvert toute la journée et offre un bel aperçu de l’artisanat Balinais.

La gastronomie et les nombreux restaurants. On mange très bien à Bali, tout est frais, un peu épicé, bien préparé, joliment présenté… et pour tous budgets ! Que ce soit dans les warungs, petits restaurants familiaux qui servent des plats traditionnels essentiellement constitués de nouilles, riz, poulet, tofu et poisson ou dans des restaurants plus importants. Le mie goreng, le nasi goreng, les saté (brochettes de poulet) sont les plats les plus populaires. Il y a de très nombreux restaurants végétariens, mais aussi des restaurants locaux de  » Babi guling  » qui signifie cochon de lait à la broche. Le cochon, farci de piments, d’ail et de gingembre est une spécialité dont les balinais raffolent ! Quand on rentre dans le restaurant, on vous demande quel morceau vous voulez : la peau qui craque sous les dents, des brochettes de cochon, du boudin ou d’autres morceaux non identifiés. Le tout servi avec du riz. J’ai demandé un peu de tout dans le warung de Ibu Oka, véritable institution du Babi Guling à Bali situé en face du Palais royal. 

Les rizières en terrasses

  • Les rizières de Jatiluwih situées à Tabanan sont inscrites au patrimoine de l’Unesco depuis 2012 comme éléments emblématiques de la culture traditionnelle du riz à Bali. Leur spécificité consiste dans l’organisation du système subakune institution qui remonte au IXe siècle. Les cultivateurs balinais ont construit des systèmes de tuyauterie de bambou pour gérer tous les problèmes liés à l’irrigation et s’assurer d’une répartition équitable de l’eau à tous les niveaux des rizières en terrasses, du sommet jusqu’à la base. L’eau est répartie entre chacun en fonction de la quantité d`eau disponible. Si le subak constate qu’il risque de manquer d’eau pour la communauté il suggérera de planter des plantes ou légumes qui consommeront moins d’eau.
  • Les rizières de Tegalalang se trouvent à à 10 kms au nord du centre-ville d’Ubud (environ 20 minutes en taxi). Les frais d’entrée pour s’y balader s’élèvent à 15 000 Rp/personne (moins d’un euro). N’hésitez pas à aller vous perdre dans les vagues vertes de ces rizières perchées à 600 mètres d’altitude… Parcourez les nombreuses terrasses, observez les systèmes ingénieux d’irrigation et passez d’un niveau à l’autre pour profiter des différents points de vue. 

Les terrasses offrent un cadre photographique idyllique. J’y suis allée à l’heure du déjeuner pour profiter calmement de l’ambiance, parce que l’endroit est très fréquenté par les touristes… Mais si vous vous aventurez un peu autour de Tegalalang, vous n’aurez aucune difficulté à trouver de belles rizières sans touristes !

Le temple Tirta Empul

Le temple Tirta Empul, dédié à Vishnu, dieu hindou de l’eau, est situé près de la ville de Tampaksiring, à environ 15 kms d’ubud. Le temple est considéré comme l’un des cinq ou six temples les plus saints de Bali et comme l’une des sources d’eau les plus sacrées de l’île.

Tirta Empul est un grand complexe de temples et il faut environ une heure pour explorer ses trois parties : la cour d’entrée, la partie centrale avec les bassins et la partie intérieure la plus sacrée où se déroulent les prières. Vous devrez mettre un «sarong» avant d’entrer dans les locaux, prêté lorsque vous achetez votre ticket d’entrée (15 000 Rp). En entrant dans la partie centrale, vous arriverez dans la zone ‘Jaba Tengah’ où les sources saintes jaillissent à travers 30 trompes dans deux bassins de purification. Les fidèles balinais attendent patiemment avant de  passer la tête sous les jets d’eau sacrée dans un rituel de purification nommé «melukat». Ils commencent dans la piscine du côté gauche, et lorsqu’ils sont passés sous le premier jet, ils rejoignent la file suivante, et ainsi de suite devant chaque bouche d’eau. Derrière les bassins se trouvent de grands sanctuaires hindous où les gens viennent prier.

L’ambiance familiale de Sanur

Sanur est située à environ 17 kms de l’aéroport sur la côte sud-est de Bali. La station est connue pour avoir été la première destination touristique et balnéaire de Bali. Avec ses quatre kilomètres de belles plages de sable blanc, Sanur cultive une ambiance calme et familiale, opposée à l’ambiance jeune et animée de Kuta-Legian-Seminyak au sud-ouest. La baie de Sanur est protégée par un récif de corail, donc la mer est calme et les vagues sont petites. Une jolie promenade longe la plage jusqu’au marché toujours très animé.

On trouve sur ce bord de mer de beaux hôtels et restaurants dont certains plutôt destinés à une clientèle aisée, comme le Bali Hyatt qui organisait un mariage sur la plage pour des clients lorsque j’y étais. Cadre idyllique et romantique garanti ! Pour ma part, j’ai séjourné d’abord au Besakih Hotel, situé sur la plage et déjà tellement irréel… J’ai ensuite loué pour quelques jours un appartement au S’Cape Hotel où j’ai fêté mon anniversaire en présence d’Ita, Elie et leurs enfants, un jeune couple franco-balinais qui m’ont aidée à découvrir la vie balinaise « de l’intérieur »…

Mon amie Minoc préparait son examen théorique du PADI Open Water de plongée sous-marine qui était suivi de plongées se déroulaient à Amed et Tulamben, notamment autour de l’épave du bateau Liberty. C’était idéal pour vivre chacune à son rythme et comme chez soi ! J’en ai profité pour passer pas mal de temps à observer la vie des enfants à la sortie de l’école et à écouter certains d’entre eux qui s’initiaient à l’art de la musique traditionnelle balinaise dans une école de musique. De quoi me donner envie de demander à deux musiciens de m’initier à l’art du gamelan, une sorte de xylophone. C’est une musique que j’aime beaucoup !

Les plages de sable noir d’Amed et le mont Agung

Quelques mots sur ma courte visite du temple Besakih, le plus grand  sanctuaire hindou de Bali qui se trouve dans la région d’Amed… Il ne fait pas partie de mes coups de coeur pour des raisons de harcèlement touristique insupportable. Et, c’est bien dommage car le temple édifié à plus de 1 000 mètres d’altitude sur les pentes sud du mont Agung est vraiment spectaculaire. 

Mon chauffeur est resté m’attendre à l’extérieur du temple, et me laisse seule pour visiter « tranquillement » le temple. Dès mon entrée, j’ai sans cesse été harcelée ! Pour louer un sarong et une ceinture, alors que j’en avais déjà, pour acheter des offrandes, pour faire un don au temple, pour prendre un guide soit-disant obligatoire, pour payer afin de filmer ou prendre des photos ! J’ai fini par craquer et ressortir du temple sans l’avoir totalement visité lorsque j’ai été cernée de façon insistante par des femmes et des fillettes qui voulaient me vendre des séries de cartes postales ou autres souvenirs.  J’ai malgré tout trouvé beaucoup de charme à ce temple !

J’ai ensuite mis le cap à l’est vers Amed qui est un village de pêcheurs avec une vue incroyable sur le volcan Agung qui s’élève à 3 142 mètres d’altitude. Changement total d’ambiance ! Ici, c’est plutôt musique reggae et vie baba-cool… Principales activités : sieste dans les hamacs, balade sur les plages de sable noir, observation des pêcheurs, plongée et snorkeling dans de beaux fonds marins… Sans oublier les couchers de soleil en admirant le volcan  ! J’ai séjourné au Amed Café, hôtel-restaurant avec une très belle ambiance qui est aussi un centre de plongée. 

La nature exhubérante à Munduk

Au cœur des montagnes, Munduk est un village typique perché sur des collines couvertes de jungles et de rizières. Situé au nord d’Ubud, il faut environ 2 heures de route pour atteindre ce bourg situé à 1000 mètres d’altitude. La route de Munduk longe une crête qui surplombe deux lacs et offre une vue superbe.

J’y arrive un peu stressée, de nuit, dans le brouillard et la pluie… On est bien loin de la vie urbaine animée d’Ubud. J’avais pas trop le moral, mais le lendemain matin, j’ai retrouvé le sourire en voyant des paysages complètement différents du reste de Bali et rencontré une population d’une gentillesse incroyable !

La région est propice à de belles randonnées que vous pourrez faire avec un guide, mais aussi de façon indépendante en demandant un plan de la région et des conseils à votre guesthouse. Vous découvrirez des lacs bordés par des volcans, des rizières, des cascades dont l’impressionnante cascade de Laagan, des plantations de girofliers et de caféiers. La région de Munduk est une région de production d’un café très spécial, connu sous le nom de « Kopi Luwak » et réputé pour être le café le plus cher au monde.

Je suis allée visiter une plantation et j’ai goûté ce fameux café, avant de savoir ce qui le rendait si exceptionnel. Vous voulez savoir ? Alors, je vous explique… Le luwak est un petit animal de l’espèce des civettes qui mange les grains de café dans les caféiers, mais, comme il ne parvient pas à les digérer complètement, il les rejette pratiquement tels quels dans ses excréments.  Et c’est là tout le secret de ce café ! Lorsque les grains passent dans le système digestif de l’animal, ils subissent une sorte de fermentation sous l’action d’enzymes et d’acides gastriques. 

Résultat : une absence totale d’amertume dans les grains de café récupérés dans les excréments ! C’est donc bien un café unique, mais qui ne justifie vraiment pas son prix qui peut atteindre 400 € le kilo ! J’ai appris plus tard qu’un gros business s’était construit autour de ce café, avec une exploitation massive de ces pauvres petites bêtes. La plupart d’entre elles ne vivent plus en liberté, mais sont capturées puis mises en cage et soumises à des conditions de vie stressantes pour atteindre une productivité toujours plus élevée. Dans leur milieu naturel, les civettes se nourrissaient de grains de café de qualité au même titre que d’autres fruits et baies. Aujourd’hui, elles sont enfermées et leur nourriture se résume presque exclusivement de grains de café de basse qualité. Au final, non seulement les civettes sont malmenées, mais la qualité du café n’est plus celle qui en a fait sa réputation initiale ! Donc, évitez d’en consommer !

Les îles Gili à Lombok

Les trois îles (Gili signifie îles) Trawangan, Air et Meno sont des îles idylliques situées au nord-ouest de Lombok, une île voisine de Bali. Pas de voitures, on se déplace sur les îles à pied, en vélo ou en cidomo, une sorte de charrette tirée par un cheval !

Chaque île a son charme et le voyageur choisira en fonction de son rythme de vie et de ses envies. Gili Trawangan est l’île la plus éloignée de Lombok, la plus grande et la plus fréquentée. A conseiller aux personnes qui recherchent une vie animée le soir. Gili Air est plus paisible et plus familiale et Gili Meno enfin est l’île la mieux préservée des 3 atolls coralliens, qui accueille les amateurs de calme et de plongée.

Avec mon amie, nous avions une envie de plages de sable blanc et de snorkeling dans la journée et de soirées festives. Nous avons donc choisi de nous baser à Gili Trawangan, mais avons fait le tour des deux autres îles en bateau.

La traversée en bateau de Bangsal sur la côte ouest de Lombok jusqu’à l’île de Trawangan a été épique ! Nous ressenton une certaine appréhension en voyant les bateaux qui ne partent que lorsqu’ils sont bien pleins, avec des petits moteurs poussifs… La durée de la traversée est variable (plus ou moins une heure) en fonction de la météo et de la véhémence de la mer. Après les sourires du départ, sont vite arrivés les sourires figés, avec le coeur au bord des lèvres et les embruns en pleine figure. A l’arrivée, des “cidomos” attendent les touristes pour les amener dans les “losmens” (chambres d’hôtes chez l’habitant). Nous galèrons pour trouver une chambre, c’est une île vraiment fréquentée ! Mais comme toujours, tout ce passe avec le sourire et dans la bonne humeur…

La ferveur religieuse et les cérémonies

La population de Bali pratique l’hindouisme, contrairement aux autres îles indonésiennes voisines qui pratiquent elles la religion musulmane.

Les offrandes journalières et les innombrables cérémonies – fêtes de villages, cérémonies initiatiques, de purification, enterrements, crémations, mariages, cérémonies dédiées aux temples et aux divinités, pleine lune – rythment le calendrier des balinais qui sont profondément respectueux de la tradition. 

J’ai assisté à une procession funéraire en traversant un village. C’était impressionnant ! Le défilé des femmes qui portaient les paniers d’offrande sur la tête, les hommes qui portaient le cercueil posé sur une tour de gros troncs de bambou avec la photo du défunt et criaient durant les manoeuvres, et les jeunes qui suivaient le convoi funéraire en jouant de la musique…

Une cérémonie funéraire est un événement important dans la vie des Balinais qui doivent attendre le jour de la cérémonie collective de leur village pour brûler les défunts, soit environ une fois tous les 3 à 5 ans. Les dates de crémation sont donc programmées et connues à l’avance, ce qui permet aux touristes qui le souhaitent d’y assister. Il suffit de demander les dates à son guide ou sa guesthouse… En attendant le grand jour, les morts sont enterrés et ne sont sortis de terre qu’une fois la date prévue arrivée. La famille et les proches profitent de ces années pour faire leur deuil, mais aussi pour économiser l’argent nécessaire car l’incinération est très onéreuse.

Les sourires des Balinais

Bali restera aussi pour moi le pays du sourire… Qu’il est agréable de ne croiser que des sourires et des regards qui pétillent ! Sur les marchés, dans les temples, dans les hôtels, guesthouses et restaurants, dans les rues et les commerces, à la sortie des écoles… les sourires sont sur toutes les lèvres !

Infos pratiques

Quand partir à Bali ?

Bali est proche de l’Equateur, dans une région tropicale où la météo connaît deux saisons, la saison sèche et la saison des pluies. Il y fait la même température toute l’année (25-30 degrés)/ La différence se joue au niveau des pluies tropicales qui sont très fréquentes de novembre à avril (surtout en fin de journée, et la nuit). La meilleure période pour partir à Bali est donc de mai à octobre avec une haute saison en juillet et août. On n’est quand même jamais à l’abri d’une averse de fin de journée, même pendant la saison sèche.

Formalités 

  • Visa à l’arrivée : le visa coûte 25$ américains. Prévoyez le montant exact en dollars, les autorités douanières locales ont rarement de monnaie à vous rendre… Le visa est valable 30 jours.

Comment visiter Bali ?

  • En taxi. les taxis sont nombreux et ne coûtent pas cher. Privilégiez ceux de la compagnie BlueBird Taksi, qui sont officiels avec compteur (taxi meter). Il existe aussi des motos-taxi lorsque vous êtes le seul passager.
  • Avec un chauffeur/guide privé. Les chauffeurs privés sont intéressants pour des journées d’excursions à travers l’île (comptez autour de 35€ la journée, repas et visites incluses, ou 50€ pour un guide parlant français)
  • En bemo (van collectif). Là, c’est un peu plus l’aventure ! Je n’ai aucun sens de l’orientation et me suis quelquefois retrouvée dans le sens opposé de la destination où je voulais aller…
  • En scooter, en prenant une bonne assurance. Je vous déconseille la voiture, relativement dangereuse comme moyen de locomotion sur l’île. Si vous louez une voiture, n’oubliez pas votre permis de conduire international et ne vous fiez pas aux distances, car les embouteillages liés aux cérémonies rallongent singulièrement les trajets…

Comment visiter les îles Gili ?

  • En ferry public qui relie Padang Bai sur Bali à Lembar sur Lombok. La solution la plus économique pour ceux qui ont le temps ! Le temps de trajet est de 4 heures minimum mais peut durer beaucoup plus longtemps en fonction de la météo. Une fois arrivé à Lembar sur l’île de Lombok, il faudra prendre un taxi pour rejoindre Bangsal. Durée du trajet : environ 1h30. Puis, prendre un bateau pour rejoindre les îles Gili depuis Bangsal.
  • En bateaux rapides. On peut les prendre depuis Amed ou Sanur sur la côte est de Bali. La traversée est directe, mais souvent très mouvementé à cause des grosses vagues. Plusieurs compagnies desservent cette destination (Gili Get Away, Gili Fast Boat, BlueWaterExpress…)
  • En avion entre Denpasar à Bali et Mataram à Lombok. Le vol dure environ 30 minutes. Prévoir ensuite un trajet en taxi pour rejoindre le port de Bangsai. De là, reprendre un petit bateau privé ou public pour rejoindre les îles Gili

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